Arthelyse, l’équipement de traitement et de valorisation des déchets ménagers de l’Arrageois, vient de connaitre un nouvel épisode douloureux. Le retrait de Thide Environnement de la structure de gestion entraîne la rupture du contrat et, par voie de conséquence, sa reprise en gestion directe par la collectivité publique, par le biais du syndicat (SMAV) présidé par Philippe Rappeneau.Des choix et une installation catastrophiques
Alors que ce projet était annoncé, il y a quelques années, comme un projet exemplaire, comme une première en France, ce projet s’est avéré catastrophique dans son fonctionnement. Pour preuve : Thide environnement n’hésite pas à verser 10 millions d’euros pour en sortir, en raison d’un déficit considérable, qui risque de se creuser encore dans les années à venir.
Le syndicat récupère donc la charge de cet équipement et son déficit de fonctionnement va coûter horriblement cher aux contribuables, à travers la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, payée en même temps que les impôts locaux.
Arthélyse, un coût supérieur à celui d’un Collége moderne
En outre, cet équipement, qui a couté 25 millions d’euros, ne peut absorber que les 2/3 des prévisions de tonnage. Il fabrique un sous-produit combustible de très mauvaise qualité qui ne peut pas être brulé dans des chaufferies classiques et dont l’élimination entraîne un coût non négligeable.
Arthélyse est donc une très mauvaise affaire pour la collectivité, le contribuable et notre environnement.