Arras : un centre ville menacé d’asphyxie
On le sait, le centre d’Arras est exeptionnel grâce en partie au talent des architectes des 17ème et 18 ème siècles et surtout grâce à la volonté de reconstruire à l’identique sur les ruines des 2 guerres et surtout celle de 1914-1918. Nous en avons eu le rappel lors de l’inauguration des carriéres Wellington.Mais la contre partie de ce « cœur historique » bien conservé, c’est la difficulté de circuler dans des rues très étroites où les places de stationnement sont comptées. Aussi pour que Arras , ses habitants et ses visiteurs puissent respirer au 21ème siècle, il faut impérativement saisir toutes les occasions de libération de terrains pour améliorer l’accessibilité du centre-ville et ainsi rendre son commerce dynamique.
La municipalité actuelle vient de se montrer coupable de ne pas avoir profité d’opportunités de vastes ensembles à réaménager sur le site de l’école Jeanne d’Arc.
Avoir laissé ce terrain stratégique filer pour les promoteurs et la spéculation immobilière et résidentielle de personnes fortunées étrangères à Arras est une faute grave car des opportunités comme celles là ne se reproduiront plus jamais.
Gérer une ville, c’est la marquer de son empreinte mais ce n’est surement pas la condamner dans ses fonctions essentielles pour ses habitants et oublier l’intérêt collectif au profit de particuliers et d’investisseurs qui auront le privilège de posséder un appartement à proximité des places.
Au moment où l’on parle de piétonisation de la place des Héros, de survie du commerce Arrageois soumis à une rude concurrence de la zone Commerciale de Noyelles Godault mais aussi de la reconstruction d’Auchan à l’extérieur de la ville avec une nouvelle zone commerciale, quel énorme gâchis pour les commerçants, les clients et même les touristes de favoriser le résidentiel de luxe en centre ville sur les terrains de l’école Jeanne D’arc par exemple au détriment de l’accessibilité du centre et des places.
Oui quel énorme gâchis.
Alain Fauquet