La fiscalité pesant sur les ménages arrageois s’est fortement alourdie au cours du dernier mandat.
Lors de la campagne électorale de 2001, la majorité en place s’était largement appuyée sur la modération fiscale qui avait prévalu depuis 1995.
J’avais d’ailleurs, à l’époque, au nom du parti socialiste, dénoncé, un bilan en trompe-l’œil consistant à faire financer par la vente du patrimoine communal le train de vie de la majorité .
Cette gestion “court-termiste”, à l’opposé de celle que les Arrageois sont en droit d’attendre de leurs décideurs publics, s’est effectivement avérée intenable dans la durée.
Hausse spectaculaire des impôts locaux à Arras
Chaque foyer arrageois a pu en sentir l’effet sur son pouvoir d’achat et chacun peut le constater en regardant les avis d’imposition envoyés par l’administration fiscale : les impôts locaux ont connu une hausse spectaculaire d’environ 30% de 2001 à 2007 dont les deux tiers incombent aux responsables en place. Les taux de la taxe d’habitation (TH) et de la taxe foncière (TF) communales sont ainsi passés, entre 2001 et 2007, de 16,76 points à 19,98 points pour la TH et de 18,54 points à 22,10 points pour la TF (voir graphiques ci-dessous).

Incapacité de l’équipe municipale actuelle à assainir les finances locales
On remarque, par ailleurs, que la hausse la plus brutale est intervenue en 2002, soit au lendemain de l’élection, ce qui en dit long, au passage, sur la conception de la politique qui prévaut au beffroi. Depuis cette date, l’augmentation se poursuit de manière soutenue et régulière, témoignant de l’incapacité de l’équipe municipale à assainir les finances locales. Ce constat laisse également présager que sa reconduction se traduira sans doute possible par de nouveaux prélèvements.
La majorité municipale ne peut pas rejeter sa propre responsabilité dans cette situation.
D’autres villes, comme Lens, font l’objet d’une gestion fiscale plus raisonnable : rappelons seulement qu’en 2005, un ménage arrageois avec deux enfants a dû débourser en moyenne 250 € de plus qu’un ménage lensois disposant d’un logement équivalent. Or, je crois que chaque Arrageois peut s’en rendre compte par lui-même, la qualité des services publics à Lens est au moins équivalente à celle d’Arras.

> Alain Fauquet, janvier 2008
jean philippe a dit,
février 4, 2008 @ 4:08
Comment peut-on comparer la situation fiscale de Lens et celle d’Arras?
ces deux villes n’ont rien en commun..des équipements culturels bien plus importants à Arras qu’a Lens, une population radicalement différente en nombre notamment, une vie associative et sportive bien plus riche à Arras…
allons monsieur fauquet, il faut comparer ce qui est comparable…
>Réponse>
Je vous remercie d’utiliser cet espace et d’exprimer
votre avis.
Effectivement chaque ville a sa propre histoire, sa
propre identité. Bien que Lens soit effectivement
moins peuplée qu’Arras, 40 486 Arrageois contre prés
de 36 291 Lensois, (source Insee 1999), mais vous
avouerez que la différence est infime, Lens bénéficie
d’un environnement culturel, sportif et associatif
remarquable, comparé à notre ville.
Jugez plutôt : le Louvre 2, une équipe de football de
renommée mondiale, des infrastructures capables
d’accueillir une coupe du monde de rugby, le pôle
science, technologie et tertiaire de l’université
d’Artois, un théâtre de renom (le Colisée), une
médiathèque, une (vraie) piscine, un tissu associatif
très riche et solidaire à destination des jeunes et
des personnes âgées.
Je peux également évoquer la présence d’un commerce
trés dynamique (facilité par un aménagement urbain
cohérent né d’un véritable dialogue entre élus et
commerçants) et d’une économie renaissante.
Alors je sais que le bassin minier pâti encore de nos
jours d’une image négative et qu’Arras représente un
certain art de vivre, une élégance mais il est clair
qu’en se baladant du côté de Lens, de Béthune ou
d’Hénin beaumont, on s’aperçoit non seulement du
dynamisme des forces vives mais aussi de
l’attractivité qu’exerce cette région sur les
entreprises et les clients. Vous serez surpris et pas
seulement les soirs de matchs ou de spectacles au
Colisée d’y rencontrer massivement des arrageois
heureux d’y faire leur course, d’y acheter une
voiture, y faire des affaires ou simplement en balade.